Réflexions

Mes petits gestes au boulot

Adopter le Zéro Déchet chez soi est une chose, l’adopter au boulot en est une autre ! Et pourtant, nos petits gestes du quotidien sont tout autant légitimes et importants dans l’espace professionnel que dans la sphère personnelle. Bien sûr, à chacun d’adapter en fonction de son métier et des contraintes liées à son travail mais comme toujours, chaque geste même petit compte. Dans cet article, je vous présente mes petites habitudes au boulot 😉

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Me rendre au boulot

J’ai la chance de vivre à seulement 15-20 min à vélo de mon lieu de travail. Et croyez-moi, c’est loin d’être courant en région parisienne ! Donc oui, j’essaye de prendre le vélib’ (je n’ai pas encore investi dans mon propre vélo, ça viendra sans doute un jour…) le plus souvent possible. C’est bon pour la planète et pour mes petites cuisses ! Gros bémol par contre : les émanations des pots d’échappement des voitures auxquelles je ne peux échapper. Pas super pour mes poumons (surtout pour une asthmatique) mais il paraît que c’est toujours mieux que l’air dans l’habitacle des voitures… 

Par ailleurs, il m’arrive parfois d’avoir un petit coup de flemme ou bien d’être découragée par la pluie ou les températures glaciales du matin. Dans ces moments-là, j’ai toujours l’option des transports en commun : un petit coup de métro et de bus et me voilà à bon port en seulement 40 min ! Oui, vous avez bien lu, je mets littéralement deux fois plus de temps pour aller au travail si je prends les transports en commun. Et quel plaisir quand les rames sont archi bondées… 

Donc dans mon cas, le vélo reste la solution la plus avantageuse !

La pause déjeuner

Qui est team gamelle ? Moi !!

J’essaie toujours de m’arranger pour cuisiner une part de plus la veille au soir. Tous les matins avant de partir, je mets mon super kit du midi dans mon sac : le ou les tupperwares contenant mon repas, mes couverts enroulés dans ma serviette de table en tissu ainsi que ma gourde en inox. Sur place, j’ai la chance d’avoir un espace “salle à manger” avec micro-ondes pour réchauffer les gamelles. Il y a également une cantine mais je préfère éviter ce système : c’est souvent plus cher, on est plus tenté(e) de consommer car les mets s’étalent sous nos yeux et nous attirent par la gourmandise, et puis on ne sait pas comment les plats sont préparés en cuisine. Sans le savoir, on contribue sans doute à la production d’une multitude de déchets ! Donc la cantine, non merci et vive les plats faits maison 😉

La pause café

Je ne ferai pas de laïus sur la pollution générée par les dosettes de café mais sachez que c’est juste énorme. L’impact d’une seule dosette est faible à l’échelle mondiale, mais c’est le nombre de dosettes utilisées chaque jour à travers le monde qui maximise son impact. Rien qu’en France, 1,37 million de dosettes seraient vendues chaque jour. Cela en fait des tasses de café !

Personnellement, je n’aime pas le goût du café. Je passe donc pour un extraterrestre auprès de mes collègues qui tentent de me rassurer, compatissants, en disant que ça viendra avec le temps. Une fois le premier choc passé, je les achève en sortant mon attirail : du thé en vrac ! En effet, dans le petit tiroir de mon bureau, j’ai mon kit de pause thé : une tasse (on oublie les gobelets pollueurs en plastique ou en carton), ma cuillère, ma boîte à thé en aluminium, mon thé en vrac dans ma boîte à thé et surtout ma boule à thé en forme de lamantin (offert par une amie, n’est-il pas adorable ? On dirait qu’il prend son bain). Et une fois que j’ai fini d’utiliser mes ustensiles, je lave le tout au lavabo avec de l’eau et du savon et je sèche ma vaisselle avec un petit torchon ! 

L’imprimante

Certes, il y a eu une grosse prise de conscience vis-à-vis des impressions et des arbres qui sont tués pour produire le papier. Mais c’est loin d’être encore suffisant ! Certains documents administratifs sont imprimés uniquement parce que c’est la procédure. Ce sont parfois des dossiers entiers de plusieurs centaines de pages que seulement une ou deux personnes liront une seule fois ! Mais il faut quand même imprimer en plusieurs exemplaires pour les archives… Quel gâchis ☹

De mon côté, j’essaie d’éviter d’imprimer, tout simplement. J’ai un ordinateur de travail sur lequel je fais tout dessus. Et si vraiment je dois imprimer un document et que la feuille me reste sur les bras ensuite, je m’arrange pour la réutiliser en brouillon et je m’assure qu’elle atterrisse bien dans la poubelle de recyclage une fois qu’elle est gribouillée de partout. Si vous avez d’autres suggestions de gestes à adopter concernant l’imprimante, je suis preneuse 😉

Les mails

Alors parlons-en des mails et de leur impact environnemental ! Je viens de vous parler de l’impact désormais bien connu des impressions papiers mais le digital n’est pas tout vert non plus. Saviez-vous qu’une donnée numérique (mail, téléchargement, vidéo, requête web…) parcourt en moyenne 15 000 km (selon l’ADEME) ? Une de mes tâches principales est justement d’échanger avec mes interlocuteurs par mails, ils permettent notamment de garder une trace écrite de la situation. Parfois un coup de téléphone est plus efficace et plus rapide (et moins polluant) ! De même, j’essaie de limiter le nombre de pièces jointes ainsi que le nombre de destinataires ou de personnes en copie pour chaque mail. Certes, cela prend quelques secondes voire minutes de se poser ces quelques questions mais l’impact évité en vaut la peine.

Et il y a plein d’autres gestes qui mériteraient d’être plus souvent appliqués dans la sphère professionnelle ! Je vous mets ci-dessous deux liens vers des dossiers de l’ADEME sur les chiffres de notre attitude sur notre lieu de travail et surtout sur des gestes à adopter pour réduire notre impact en travaillant : 

ADEME – Ecoresponsable au bureau

ADEME – La face cachée du numérique

Les toilettes

Cela peut faire sourire d’aborder le sujet mais oui, nous avons aussi un impact en utilisant les toilettes sur notre lieu de travail. Loin de moi l’idée de vous empêcher d’y aller ! Mais sachez que le simple fait de tirer la chasse peut nécessiter jusqu’à 20L d’eau pour une seule utilisation (souvent moins pour les mécanismes les plus récents). Avez-vous remarqué qu’il y a de plus en plus souvent un double boutons pour tirer la chasse ? Il faut s’en servir ! La quantité d’eau utilisée peut être diminuée de moitié grâce à ce système. 

Par ailleurs, j’ai eu l’occasion de travailler dans des entreprises où la lumière s’allume à l’aide d’un interrupteur : il faut penser à l’éteindre en sortant ! Il est vrai que les détecteurs de mouvement sont bien pratiques dans ce genre de situation…

Autre point que j’aimerais mentionner : le lavage des mains. Là encore, j’y vais avec ma petite serviette pour éviter de me sécher les mains en utilisant les feuilles en papier jetable. Est-ce que les sèche-mains sont mieux ? J’avoue que je n’ai pas les chiffres sur la consommation électrique d’un sèche-mains…

Les collègues

Vivre le Zéro Déchet au boulot n’es pas une chose très répandue, du moins pas partout. J’ai la chance d’avoir aujourd’hui des collègues qui sont sensibles à l’avenir de notre planète. Même s’ils ne font pas les mêmes efforts que moi pour minimiser leur impact, ils agissent à leur échelle et c’est cela le principal. Dans le mouvement Zéro Déchet, tout le monde n’est pas prêt à fournir les mêmes efforts, à changer ses habitudes de vie du tout au tout, mais ce n’est pas grave. Chaque petit geste compte et c’est le principal. Récemment, mes collègues ont investi dans des gourdes pour remplacer leurs vieilles bouteilles en plastique qu’ils remplissaient à chaque utilisation car ils ont vu qu’on était plusieurs à en avoir dans le bureau. 

Je ne pense pas qu’il faille à tout prix convaincre ses collègues de changer, je pense simplement qu’il faut être ouvert au débat et vivre sa vie. J’ai remarqué que c’est souvent l’exemplarité qui crée l’interrogation puis le changement. De toute façon, nous sommes tous dans le même bateau donc soyons bienveillants les uns envers les autres !

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